Louis Dubois : Une formation au service d’un club.

Nous avons rencontré Louis Dubois entraineur des lignes arrières de l’équipe première afin d’en connaitre un peu plus sur la formation qu’il est en train de suivre.

Louis, certains supporters se sont étonnés de votre absence sur le banc lors du match face à Anglet. C’était pour une bonne raison ?

L D : Je suis actuellement en formation pour obtenir un D E S J E P S (Diplôme d’Etat supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et sportive). Spécialité  « Performance sportive », mention « Rugby à XV ». Elle se déroule à la FFR dans les locaux du centre National du Rugby à Marcoussis, mais aussi dans un club professionnel français et à l’étranger avec des séminaires de 3 à 4 jours tous les mois, d’où mon absence à certains entrainements et pour ce match reporté face à Anglet où nous étions en Irlande en visite à la province du Munster.

Sans doute, une expérience enrichissante ?

L D : Tout à fait. Il est toujours bon de voir ce qui se passe dans un autre pays. J’ai beaucoup apprécié ce séminaire au Munster où nous avons été très bien accueillis. Les irlandais sont sobres et efficaces, en constante recherche de comment s’améliorer. Ce sont des bosseurs. Ils sont tous irlandais, gérés par la Fédération, ils ont une identité. Ils sont exigeants et travailleurs.

Vous vous êtes rendus dans un club français également ?

L D : oui à Pau. Comme je vous l’ai dit, on s’enrichit de ce qui se fait ailleurs. Nous avons été aussi en immersion avec le XV de France avant le match face à l’Afrique du Sud à Marseille. Aux côtés de Fabien Galthié, nous avons pu voir comment lui et son staff communiquaient avec les joueurs, comment rendre l’équipe actrice du projet.

A quoi sert le diplôme que vous tentez d’obtenir ?

L D : Ce diplôme a comme objectif de confirmer l’acquisition de compétences telles que préparer un projet stratégique de performance, piloter un système d’entrainement, diriger un projet sportif, évaluer un système d’entrainement, organiser des actions de formation de formateurs. Il est un pré requis pour pouvoir entrainer en Pro d2 voire en Top 14. Nous sommes pour cette promotion, 21 stagiaires. Je côtoie des noms connus : Fred Michalak, entraineur des skills à Toulon, Jean Baptiste Péjoine, entraineur des ¾ à Brive, Virgile Lacombe, entraineur adjoint d’Ugo Mola au Stade Toulousain, Arnaud Héguy en charge des avants de Grenoble ou encore Julien Maréchal de Massy ou Alexandre Albouy d’Albi. On échange beaucoup et cela apporte énormément sur un plan personnel pour s’enrichir sur le management, sur tout ce qui peut être fait pour faire progresser un groupe. L’examen aura lieu fin Mai, rien n’est acquis d’avance, c’est un diplôme difficile d’accès avec des remises de dossiers, une certification à obtenir. Mais attention, l’Administratif n’est pas le cœur de la formation. C’est une formation terrain même si cela va au-delà des méthodes d’entrainement. C’est comme je vous l’ai dit par exemple monter un projet sportif de club, en évaluer la structure, traiter les problématiques puis mettre en œuvre un plan d’actions. Cette formation vient compléter celle que j’avais effectuée au centre de droit et d’économie du sport de Limoges en 2017, portant sur le management général. Là pour résumer cela permet d’être comme disent les anglais Head Coach, autrement dit entraîneur en chef.

Cette formation, cette expérience acquise, on doit la mettre ensuite au service d’un club. En l’occurrence pour moi c’est le CAP car c’est un club que j’adore. Il y a une vraie dynamique, le club progresse de jour en jour. Actuellement après la saison dernière en Fédérale 1 où nous avons dominé le championnat sur la durée, nous sommes encore premier club de Nationale 2  cette année, et cela les deux poules confondues avec la meilleure attaque et la deuxième défense. J’espère que nous pourrons atteindre en cela le niveau supérieur.

Vous disiez tout à l’heure qu’avec le staff de l’équipe de France vous aviez vu notamment comment rendre l’équipe actrice du projet. Vous vous en inspirez au CAP ?

L D : Oui. Au CAP aussi, il y a un process à respecter. Plus le groupe prend ses responsabilités de manière cadrée et réfléchie (Louis a insisté sur ce point), plus il est performant. Les joueurs réfléchissent au projet, ils visionnent l’adversaire, ils prennent des décisions, font des choix. L’objectif est de gagner et toutes les personnes qui composent le groupe doivent être portées par le même projet, ce qui doit permettre à l’équipe de jouer intelligemment. Pour être bon, il ne suffit pas d’être bon en attaque. Il faut prendre en compte de nombreux paramètres : l’état de ton équipe en fonction des blessés, de l’état de forme de chacun, des absents pour sélection, l’adversaire, l’arbitre, le moment où on en est dans la compétition, etc… Il faut définir le meilleur jeu en fonction de toutes ces variables. Tout cela se crée dans la durée avec énormément de boulot à accomplir afin d’obtenir une expérience collective. Elle ne s’obtient pas d’un coup de baguette magique, il faut du temps, beaucoup de travail. C’est ce vers quoi nous voulons tendre au CAP et nous sommes je crois sur la bonne voie.

Propos recueillis par Philippe Salon

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